
- Format : 16/9. Appareil photo : Canon SX50HS. Focale : f/6.5. Vitesse d'obturation : 1/800 secondes. Distance focale : 1200mm. ISO : 400.
Les vestiges.
Je suis un oiseau des cimes.
Un roi de plumes régnant sur les solitudes,
Perché sur un éperon rocheux.
Les sens aux aguets,
Mon trône sur le flanc d’une montagne aux cimes acérées.
Autour de moi, un silence absolu.
Le vent s’est peu à peu retiré du décor
Et seule la mélodie indistincte qu’il fredonne,
En se faufilant au gré des aiguilles de pierre, me parvient.
Au loin, le jour décline et les dernières nuances du coucher
Baignent la roche sombre d’une lueur orangée et violette,
Qui donne à ces crêtes l’allure de cathédrales dressées
Par des mains de géants, aujourd’hui disparus.
Je suis seul.
Et pourtant, m’entourant tel un manteau d’ombres et de lumières,
Il y a comme un tout.
Alors, lentement, je déploie mes ailes
Et d’une légère impulsion, je m’élance. Dans le vide.
Le temps s’arrête et l’espace d’un flottement,
D’un battement de cœur, je crois tomber.
Je ferme les yeux. Et soudain les ouvre à nouveau,
Surplombant le monde, flottant dans les airs,
Les plumes épousant des lignes invisibles,
Dans un murmure imperceptible : celles de l’air.
Il n’y alors plus que cette sensation d’apesanteur.
De ne plus entièrement appartenir au monde.
D’être dans un entre-deux où rien n’existe vraiment,
Hormis la sensation d’être profondément vivant.
Alors, dans les soubresauts du monde
Qui me parviennent dans un écho lointain,
Je me sens voler au-dessus des éminences.
Avec pour seul horizon, l’univers.
Avec pour seul but, l’instant.
Avec pour seule certitude, l’unisson.
Nota bene.
‘Les vestiges’ est tiré de ‘L’illusion des profondeurs.’ Ce texte parle d’envol, de foi en soi et en l’univers. Il parle de connexion profonde et de lâcher prise.
Je vous propose une expérience : après avoir lu le texte, lancez la musique ‘Les vestiges’ ci-dessus, fermez les yeux et mettez vous dans la peau et les yeux de cet oiseau des cimes. A quel moment de la musique – sur quelle note, quelle impulsion – déploierez-vous vos ailes et vous élancerez-vous dans la vide, pour voler au-dessus des éminences ? Et ainsi, contempler le monde d’en-haut.

- Format : 16/9. Appareil photo : Canon SX50HS. Focale : f/6.5. Vitesse d'obturation : 1/800 secondes. Distance focale : 1200mm. ISO : 400.
Les vestiges.
Je suis un oiseau des cimes. Un roi de plumes régnant sur les solitudes, perché sur un éperon rocheux. Les sens aux aguets, mon trône sur le flanc d’une montagne aux cimes acérées.
Autour de moi, un silence absolu.
Le vent s’est peu à peu retiré du décor et seule la mélodie indistincte qu’il fredonne, en se faufilant au gré des aiguilles de pierre, me parvient. Au loin, le jour décline et les dernières nuances du coucher baignent la roche sombre d’une lueur orangée et violette, qui donne à ces crêtes l’allure de cathédrales dressées par des mains de géants, aujourd’hui disparus.
Je suis seul. Et pourtant, m’entourant tel un manteau d’ombres et de lumières, il y a comme un tout.
Alors, lentement, je déploie mes ailes et d’une légère impulsion, je m’élance. Dans le vide.
Le temps s’arrête et l’espace d’un flottement, d’un battement de cœur, je crois tomber. Je ferme les yeux. Et soudain les ouvre à nouveau, surplombant le monde, flottant dans les airs, les plumes épousant des lignes invisibles, dans un murmure imperceptible : celles de l’air. Il n’y alors plus que cette sensation d’apesanteur. De ne plus entièrement appartenir au monde.
D’être dans un entre-deux où rien n’existe vraiment, hormis la sensation d’être profondément vivant. Alors, dans les soubresauts du monde qui me parviennent dans un écho lointain, je me sens voler au-dessus des éminences.
Avec pour seul horizon, l’univers.
Avec pour seul but, l’instant.
Avec pour seule certitude, l’unisson.
Nota bene.
‘Les vestiges’ est tiré de ‘L’illusion des profondeurs.’ Ce texte parle d’envol, de foi en soi et en l’univers. Il parle de connexion profonde et de lâcher prise.
Je vous propose une expérience : après avoir lu le texte, lancez la musique ‘Les vestiges’ ci-dessus, fermez les yeux et mettez vous dans la peau et les yeux de cet oiseau des cimes. A quel moment de la musique – sur quelle note, quelle impulsion – déploierez-vous vos ailes et vous élancerez-vous dans la vide, pour voler au-dessus des éminences ? Et ainsi, contempler le monde d’en-haut.