Photographie.
L'autre couleur
des mots.
Au travers de cette série photographique, j’ai voulu travailler autour des mots. Non pas réinventer leur sens mais, leur donner une autre couleur. Moins terre à terre, peut-être plus poétique, aérienne. Leur donner un peu plus d’espace pour qu’ils puissent prendre leur aise autre part que dans un dictionnaire.
« L’autre couleur des mots » parle de mon rapport à l’image, à l’écriture et à la poésie de la vie. Cette série raconte la beauté que je trouve dans la Nature et les mots qui me viennent en y vivant pleinement.
Refuge.
Lieu où les tempêtes hurlent moins fort. Où le bruit de la pluie sur le toit devient des strophes. Où le temps file entre les doigts comme une douce pelote de laine.
Accomplissement.
Fin d’une quête, d’un élan, d’une inspiration. Les premières lignes d’un nouveau monde.
Tendresse.
Élan instinctif, qui prend naissance au creux de cette envie instantanée d’effleurer, de toucher, de partager. De sentir sur la peau la pulsation de l’autre. Et lui dire quelque chose, sans un mot.
Ombre.
Partie sombre de toute chose qui, par sa présence, souligne la lumière.
Perspective.
Lignes que l’on ne découvre qu’une fois l’obstacle surmonté, dans le passage vers l’après, le renouveau.
Porte.
Lignes fermées qui cachent des espaces ouverts, parfois infinis.
Hauteur.
Distance que l’on prend sur un point de vue ou une situation et qui nous permet de voir la beauté au-dessus du chaos.
Sérénité.
Aptitude à demeurer soi dans les solitudes, serein dans la tempête, ancré sur son propre chemin. Et couver de ses ramifications une vaste étendue d’aurores et de possibles.
Aube.
Instant où la barque du soleil surgit des prémices, où la lumière éclaire les obscurités.
Passant(e).
Silhouettes qui passent sur nos rivages et qui, l’instant d’après, voguent vers d’autres reflets, d’autres horizons.
Totem.
Vision ou entité à laquelle l’étincelle de vie s’identifie. Avant de s’enflammer, d’un feu qui ne brûle pas.
Trace.
Ces bouts de soi qu’on laisse sur son passage. Pour faire partie d’un grand tout.
Nuit.
Voyage solitaire que chacun(e) entreprend le soir venu, en un royaume inconnu où les formes changent, où les possibles trébuchent et perdent leur ombre. Un passage fait de de contrastes, où les rêves y côtoient les cauchemars, où le beau a parfois à s’élever des tréfonds.
Arête.
Ligne suspendue où le temps semble flotter, entre les abysses et l’immensité du ciel.
Ciel.
Grandes nappes blanches et bleues, étendues sur les tables du monde.
Colère.
Grondement indistinct qui envahit les espaces, obscurcit l’horizon, absorbe en partie la lumière. Mais qui, une fois l’orage passé, laisse dans l’air l’odeur du pétrichor : celle qui narre des paysages nouveaux, purgés de leurs ombres.
Lune.
Astre céleste qui, la nuit venue, éclaire de ses rais vaporeux les rêves de celles et ceux qui osent défier les ombres avec leur propre lumière.
Inspiration.
Lame de fond parcourant les océans et qui, en recouvrant la grève, laisse dans son blanc sillage des lettres, des images, des musiques venues d’ailleurs.
Passé.
Lieu vaporeux qui ne ressemble à aucun autre, où des images dansent au milieu d’émotions vivantes, dans les trois temps d’une valse où nous retrouvons celles et ceux que nous avons laissés assoupis sous les voiles de nos mémoires.
Immensité.
Panoramas devant lesquels la raison se retire, où le cœur court de cime en cime.
Blanc.
Espaces où se glissent les couleurs, les paysages et les rencontres qui changent une vie.
Interlude.
Espace flou entre deux mondes, où tout peut réellement commencer.
Sauvage.
Ligne tendue entre le connu et l’inconnu, où les repères volent en éclat. Où les croyances vacillent. Où la puissance du vivant dépasse la peur du vide.
Distance.
Espace entre deux points cardinaux d’un ensemble, qui les empêche momentanément de se réunir et ne former qu’un seul présent. Une seule origine. Une même destination.
Photographie.
L'autre couleur
des mots.
Ces photographies font partie de mon album ‘L’illusion des profondeurs’, paru en mars 2026. Elles viennent illustrer les 11 musiques et les 18 textes contenus dans le livret, que vous pouvez télécharger ci-dessous.
Ces photographies parlent de grands espaces, d’océans, de paysages jusque-là inconnus devenus soudain intimes, de rêves, d’espoirs silencieux et d’amour. Elles racontent des bouts de vie, comme un reflet parmi d’autres de tout ce qui a éclairé mon chemin durant la création de ‘L’illusion des profondeurs’.























